Plusieurs questions sur l’immigration tourmentent : Quelle sera son incidence économique ? Contribue t elle à la richesse du pays ? Est-elle un fardeau ? La réponse reste ambigüe !

Les immigrants reflètent une bonne image grâce à leur bonne éducation et leur grand potentiel économique, mais ce n’est pas suffisant, leur performance sur le marché du travail reste moins satisfaisante, à cause de leurs compétences et de leur expérience reçue à l’étranger, qui sont hélas dévalorisées. L’immigration n’est donc actuellement pas aussi rentable qu’on ne le pense.

Le plus courant en économie, c’est son besoin d’immigrants pour compléter le manque de main-d’œuvre causée par le taux de vieillissement assez important de la population. Mais rien n’est encore prouvé, l’immigration n’a et n’aura pas encore beaucoup d’effets sur la structure d’âges. Avec ou sans immigration, le vieillissement se poursuivra.

Comme le pensent plusieurs économistes, l’immigration n’a qu’un impact minime sur l’économie ; certes une augmentation de la population accentue l’activité économique, mais l’immigration n’a pas d’impact sur le niveau de vie moyen.

Doit –on réduire ou augmenter l’immigration vu son impact restreint sur l’économie ?

D’autres enjeux, autres qu’économiques, entrent en jeu. Les Canadiens et les Québécois ont tendance à vouloir bien accueillir les réfugiés. Il serait aussi difficile d’empêcher d’autres membres à rejoindre les communautés ethniques du Canada. Il faut aussi penser à un autre point, si le Canada fermait ses portes, il devrait faire face à l’immigration clandestine.

Un autre enjeu est inévitable pour le Québec, qui n’est autre qu’un enjeu politique. Dans le reste du Canada, l’migration est accueillie avec un grand enthousiasme. Certains même disent que les niveaux d’immigration actuels ne sont pas assez élevés et devraient s’accroitre de 1% de la population canadienne, soit plus de 350 000 par an.

Au Québec, l’on ne partage pas le même enthousiasme pour l’augmentation des niveaux d’immigration. Mais l’enjeu politique est là : le poids démographique du Québec se voit en diminution et cela se verra encore en baisse si l’on réduit l’immigration. Le Québec se voit donc dans l’obligation de créer un certain équilibre entre ses niveaux d’immigration avec le reste du Canada.

L’exception québécoise

L’immigration avec peu ou pas d’impact sur l’économie, doit être présente. Le but est donc d’essayer d’optimiser la contribution économique des immigrants. Le Québec ne réussit toujours pas à favoriser l’intégration de ses immigrants comme le reste du Canada, surtout au niveau de l’accès à l’emploi.

Plusieurs contraintes font surfaces. L’usage de l’anglais en est une. La plupart des candidats qualifiés optent pour le reste du Canada qu’au Québec. Même avec des immigrants maitrisant le français, ils doivent aussi faire face à l’anglais pour travailler à Montréal. L’intégration reste donc plus difficile au Québec qu’ailleurs.

Finalement, notons aussi que le règlement que l’on propose est une complexité supplémentaire. Les pays musulmans du Maghreb offrent un assez important nombre d’immigrants parlant français. Si le Québec est présenté pour eux avec une image moins attirante, il faudra donc chercher des immigrants d’ailleurs qui sont moins capables de connaître le français. Leur intégration sera plus difficile et cela poussera donc plus d’un à choisir le reste du Canada.

Maghrébins du Québec et Canada
Maghrébins du Québec et Canada

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