Pire, il risque même de se retrouver dans l’opposition, dès le 8 avril. C’est dramatique pour un parti qui ne s’est lancé en élections que pour avoir les pleins pouvoirs.

Comment peut-on expliquer ce retournement de situation?

Au début de la campagne, la situation était tellement favorable que la majorité pour le PQ semblait être une simple formalité. De plus, la stratégie adoptée avait toutes les chances de réussir.
La stratégie du « PQ de Mme Marois » se fondait sur 4 axes :
1. Promouvoir la charte pour séduire la fibre identitaire des québécois et brandir l’Islamophobie pour attirer certains hésitants et quelques xénophobes potentiels;
2. Affaiblir le principal rival, le PLQ en faisant douter de son chef, Philippe Couillard, élu depuis moins d’un an à la tête du libéral. Ce qui a été facilité par les turpitudes de Mme Houda Pépin à qui on a voulu donner les apparences de martyre;
3. Exploiter les désertions de la CAQ pour récupérer la majorité des 19 comtés détenus par ce parti qui n’a plus les moyens humains pour les conserver;
4. Consolider la population « souverainiste » grâce à la candidature de Pierre Karl Péladeau(PKP).

Avec tous ces impressionnants atouts, la stratégie ne pouvait pas échouer. Alors qu’est ce qui n’a pas marché?

Les raisons potentielles de l’échec d’une stratégie

La première raison de l’échec

, a été, à mon avis, la révélation Philippe Couillard, un homme qui a été trop sous-estimé par ses adversaires. Il s’est avéré être un homme crédible, sûr de lui et rassembleur, maîtrisant ses dossiers et adoptant une politique de proximité et d’écoute active.
Il était loin d’être cet homme hésitant et sans leadership que les (nombreux) médias « sympathisants » du PQ ont voulu faire croire.
Non seulement, il a fait preuve de qualités de chef d’État mais, en plus, il a su attirer au parti des candidats experts dans leur domaine. Il a ainsi présenté trois grands trios de candidats experts dans les domaines de l’éducation, de l’économie et de la santé.
Si le PQ perdait les élections, ce serait en partie du à l’émergence de Philippe Couillard.

La deuxième raison d’un échec éventuel du PQ

, c’est d’avoir trop misé sur la charte divisionniste. Cette charte a tellement fait l’objet de débats, de discussions et de chicanes qu’elle en a perdu sa substance.

La troisième source d’échec pourrait résulter du poing fermé brandi par PKP

qui, exprimant son désir de pays, avait introduit l’éventualité d’un troisième référendum. Le PQ venait de diviser ses propres électeurs potentiels et contribua à faire migrer un grand nombre de voix de la CAQ vers le PLQ. Ces voix « Caquistes » devaient, en principe, migrer vers le PQ.

La mobilisation médiatique du PQ après le deuxième débat des chefs

Dos au mur et s’étant trouvé à la traine dans les sondages, le PQ de Mme Marois a mobilisé tous les (nombreux) médias « sympathisants » PQ pour exploiter le deuxième débats des chefs qui s’est déroulé le jeudi 27 mars 2014. Pour favoriser le PQ, tandis qu’on menait une campagne de salissure à tout prix destinée au chef libéral, on encensait le chef de la CAQ pour ramener à lui les voix qui s’étaient déplacées vers le PLQ. « Puisque le PQ n’a pas pu les avoir, il vaut mieux qu’elles retournent à la CAQ qui est un moindre mal ».
Malgré cela, Mme Marois qui jouait les arroseurs a souvent été arrosée car elle est loin d’être irréprochable.

Le 7 avril 2014, c’est le peuple québécois qui décidera

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